Des racines et des ailes
(Compagnie Yun Chane)

(photos)

«O corps ! Suspendez votre vol». aurait pu dire le poète. Quand les trois danseuses, Yun Chane, Armelle Huet van Eecloo, Emilie Martinez - formidables d’éclat et de photogénie chorégraphiques - prennent leur envol, retombent au sol comme aimantées, s'y recroquevillent, souffrantes, le martèlent d’un genou frénétique ou d’une cuisse rageuse, on comprend d’emblée qu’il est affaire ici d'une danse primitive, cathartique, expiatoire. Le rythme est soutenu, les ventres se soulèvent suivant le tempo de la respiration qui s'accélère. On est si proche des danseuses qu'on ressent cela comme un écho à sa propre respiration. Qu’elles se pâment dans une pose indienne, se déploient avec une parcimonie asiatique, se déchaînent sur des musiques techno, juchées sur des socques de bois qui produisent une musique tels des talons hauts qui déformeraient leur démarche et feraient résonner leurs corps, elles se font les vecteurs d'une danse émaillée de références culturelles brassées. Elles happent la lumière, la renvoient, magiques, belles, tourmentées. Le quatrième acteur - si on peut dire - est un kimono à l'intérieur duquel elles se glissent, s'écartèlent, disparaissent, jouent à cache-cache avec elle-même. Mais arrive toujours le moment où il faut tomber le masque, se débarasser de la carapace du kimono paternel et prendre sa liberté de femme, s'émanciper de la domination de ses origines, se réconcilier avec ce choc des cultures que constitue son passé, trouver sa place. En chevauchant les nuages clôt le tryptique de la chorégraphe réunionnaise consacré à la condition des femmes à travers l'histoire de l'esclavage. Vivant sa danse comme une thérapie libératoire, Yun Chane peut s'avancer sereine vers de nouveaux horizons.

Claudine Colozzi Les Saisons de la danse

Juglio/agosto 1999

Marta Ruiz la solitudine è donna

ROMA- Distese infinite diriso che corpi anonimi trasformano insculture, montagne di gesso, bizarre composizioni che la scena viola, scompone e ricompone su schermi giganti. Prospettive che mutano continuamente soffocate dalla luce, dalla musica in un crescendo di tensione e passione... Marta Ruiz, giovane coreografa e danzatrice colombiana, ha presentato a Roma al Teatro Vascello, con la compagnia Adra Danza (interpreti principali accanto a Marta Ruiz, Armelle Huet van Eecloo, Simonetta Alessandri, Juan Diego Puerta), la sua ultima creazione «La Mujer que fuma»...
«La Mujer que fuma è il racconto di una solitudie estrema, dolorosa - spiega Marta Ruiz - Una donna rivive il suo passato. La circondano oggeti banali, quotidiani. Una sigaretta, un libro, qualche sedia, disttese infinite di riso. La mia protagonista gioca con questi elementi, ne esorcizza la materia, trasformadoli in oracoli. Predicoo il futuro, la buona e la cattiva sorte... O forse è lei che si stringe intorno alla vita per carpirne i segretti»...
Accanto alla danza musica video-camere che ripredono in tempo reale la performance, perfettamente integrati al tessuto drammaturgico del-l’opera...

Carmela Piccione

Con la obra «Por el camino» continùa esta noche, sin pretedérselo, la temporada de danza contemporànea en Bucaramanga.

En el auditorio Luis A.Calvo de la Universidad Industrial de Santander, los bailarines Armelle Huet van Eecloo, de Francia y Jorge Martin Arias de Colombia, ponen en escena esta pieza, bajo la direccion de la coreografa francesa Paule Maignan.
Este es un montaje de la compania Mosaïque, a la cual pertenece el bailarin colombiano, que hace un ano adelanta estudios dancisticos en Paris y en Angers.
El trabajo, que se presenta por primera vez en Colombia, «es la relacion entre una mujer y un hombre. Se llama «Por el camino», porque es percibir la vida desde los diferentes puntos de vista, pero siempre re la cionados con el hombre y la mujer», senalo la bailerina francesa. «Se trata ademàs del resultado de mi experiencia como extranjero, la de Armelle ahora como extranjera y de como captamos esa situacion», dijo Jorge Arias...

El taller

Durante el mes agosto, la directora de la compania Mosaïque y los dos bailarines de «Por el camino» realizaron para los estudiantes de los ùltimos niveles de la Escuela Departamental de Ballet de Santander, un taller sobre técnica de danza contemporànea. Esta formacion tuovo com objrtivo complementar la formacion académica de los baularines santandereanos, desarrollando la técnica de Jérome Andrews...

Vanguardia Liberal, jueves 12 sept 1996

Pierre Urban adore l'interdisciplinarité. Les «arts croisés», comme il dit. «L'Autre Rive», le spectacle que propose le Carré Amelot ce soir et demain soir, en est la dernière illustration. C'est le fruit de rencontres entre des personnes qui ont leur(s) mode(s) d'expression et ont envie de dialoguer, d'échanger, d'harmoniser. Le tout avec un aspect ludique qui a son importance.

«L'Autre Rive rassemble pour une fête commune, musique, danse, poésie et arts plastiques... écrit Pierre Urban. Sur l'autre rive, couleurs, formes, sons, deviennent feu d'artifice, tourbillons, magie sonore et visuelle... Sur l'autre rive, on aborde un monde où chaque geste, résonance, image, mot est investi d'essentiel.»

A l'origine quatre personnes qui ont déjà «travaillé ensemble» : Pierre Urban compositeur et polyinstrumentiste, professeur à l'école de musique de La Rochelle, soliste à Ars Nova... qui participe à de nombreuses créations et expériences d'arts croisés. Armelle Huet van Eecloo, formée à La Rochelle, Avignon, Angers et Paris est actuellement au Centre National Chorégraphique de Caen (avec Karine Saporta). André Sémil est photographe, autodidacte, auteur de 450 expositions personnelles en noir et blanc, et plusieurs fois récompensé. Paule Maignan, qui assure la mise en espace est professeur de danse contemporaine. Elle a entre autres, créé et dirigé à Sens, la Compagnie Mosaïque...

«L'Autre Rive» s'appuie sur des textes : poèmes de Gérard de Nerval, de Richepin, de François Rosset. Les diapos sont projetées sur spi (ou sur la danseuse) «photographies étranges et mystérieuses». Textes et photos, musique, danse s'ajoutent, se succèdent, se superposent. «On passe d'une musique un peu inspirées de l'Orient à une musique de matières sonores, déformées, distordues, modifiées, comme le sont les photographies», explique Pierre Urban...
Musicien et danseuse réservent une place à l'improvisation, qui ajoutera la part de spontanéité indispensable.
Et la traversée jusqu'à «L'Autre Rive”, où sont attendus le plus possible de passagers, devrait être synonyme d'harmonie, pour chacun et entre tous.
«L'Autre Rive», musique, danse, poésie, arts plastiques, présentée par la Compagnie Mosaïque, mardi 19 et mercredi 20 janvier à 20h30 au Carré Amelot. Danse:
Armelle Huet van Eecloo; photos d'André Sémil; textes de la littérature fantastique dits par Pierre Urban et Paule Maignan; mise en espace: Paule Maignan; musiques: Pierre Urban (guitare, zarb, claves, flûtes harmoniques, sanza, bols tibétains, bandes...).

François Blazy, "Sud-Ouest" La Rochelle

PresseGrand

Les Hivernales d'Avignon 1997
Courrier de Mme Amélie Grand

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